#251
A 15h je fais la lecture musicale de Dans ma maison sous terre au 104. En attendant l'heure de la douche et du départ, quelques nouvelles posées ici.
Cette semaine, j'ai fait de la musique, la bande son de la perf sur Lilith que je ferai avec Sophie Couronne à Actoral. On la travaille ensemble, avec Sophie. J'ai fait le brouillon de l'intro, on l'a rentrée piste à piste dans son logiciel, elle l'a rendue plus épurée et mélodique. Ensuite j'ai chanté faux ça va de soi les deux airs que je voulais, elle les a enregistrés au clavier, un tas d'instruments, du xylophone au violoncelle, en passant par le piano normal. Ses cordes sonnent vraiment bien, on dirait des vraies, elle a du matos de pro, on s'est bien amusé. Depuis la séance de taf, je tricote un autre brouillon à partir de tout ça. C'est mon chantier le plus lointain, octobre, j'ai vraiment le temps, mais comme il faut 30 minutes de musique, faut quand même s'y prendre pas trop tard. En fait, je mens. On a plus que le temps. C'est juste que cette semaine j'avais envie de ça.
J'ai enregistré des lectures pour mettre sur le site, en extraits avec les livres publiés. Pour Eden matin midi et soir c'était pas simple, j'avais la voix de Anne dans la tête, longtemps j'ai calqué ma diction sur la sienne. Puis j'ai réalisé que j'allais bientôt dans une librairie pour y présenter la lecture, qu'en juillet rebelote à Ecrivains en bord de mer, et que donc ça suffisait comme ça la pose et les conneries. Du coup, ça l'a fait. Enfin faut que je reprenne le début, je suis vraiment trop emphatique, ça craint. Je monterai tout ça bientôt et le mettrai en ligne.
J'ai 22 pages du Retour de Charlie Orphan, la première des deux pièces que je dois rendre à France Culture. Je ne me rends pas compte de ce que ça donne en temps, en tout ça doit faire 50 min, va falloir que je chronomètre pour agencer les dialogues de la dernière partie et la chute. Va falloir aussi que je trouve une astuce scénaristique, que la tension monte, qu'il y ait rapport de force entre l'écrivain et son personnage de fiction. Charlie est un personnage secondaire issu d'un roman bâclé de Clotilde Mélisse, il est très contrarié et veut être un héros. Il essaie de convaincre Clotilde de l'écrire dans un nouveau livre, où il pourrait mourir de façon tragique, afin de marquer la mémoire du lecteur. J'en suis au moment où Clotilde cède, mais pour mieux le coincer au final. Je ne sais pas encore comment formaliser ça, le fait qu'elle veuille bien l'utiliser, pourquoi. Bien sûr, elle a un livre à rendre dans trois mois et pas d'idées, mais il faut un truc plus pervers, surtout qu'elle est misandre comme pas permis. A part ça, j'ai ma chute, je ne navigue pas à vue, peut-être que ce sera fini très bientôt. Les dialogues, ça va vite, rien à voir avec l'écriture habituelle de textes littéraires, une fois qu'on a la situation, ça coule tout seul. C'est pour ça que je n'abuse pas des dialogues, j'en ai vraiment très peu dans mes romans, c'est un truc de feignasse.
Bon bah maintenant, c'est l'heure. Je file.