Fiction & Cie (Le Seuil)
Janvier 2009

Le livre
Initialement, ça devait s'appeler Le livre des morts. Centré sur Théophile et Louise, le chœur des morts devait les accompagner. Il n'était pas question d'autofiction au début du projet. Plutôt d'un détournement d'Apollinaire, et d'une nouvelle graphique de Jean Teulé, L'amour de Monsieur Armand, où un vivant s'éprend d'une morte, coup de foudre devant son médaillon. Pourtant, très rapidement, l'autofiction s'est imposée. Parce qu'au-dedans la fiction familiale parasitait trop le Moi pour que l'écriture puisse s'en détacher. Alors tricoter mon autofiction avec des fictions pleines de morts, reprendre dans le sens des aiguilles et parfois chercher les ciseaux, au final, c'est ce qui s'est passé.
La musique
Initialement, ça devait s'appeler Le disque des morts. Parce que l'idée, c'est que quand on meurt on devient une musique, qui s'en va gonfler le chœur des morts. J'ai confié à Aurélie Sfez, musicienne et créatrice de documents sonores, la composition de ce requiem expérimental. A chaque personnage sa pièce, extension musicale de sa version papier. Avec des inserts pour vertèbres, chaque morceau fait écho à l'architecture de l'ouvrage. Parce qu'il est romantique et protéiforme, le piano est ici l'instrument principal, se faisant la voix des défunts. Lorsqu'il se décline en piano préparé, il scande la décomposition. Violoncelle, scie musicale, témoignages, sons concrets, voix : autant de matériaux supplémentaires. Disponible sur le site de Fiction & Cie et ici même, la bande originale du livre fait partie intégrante de l'objet qu'est Dans ma maison sous terre.
La quatrième de couverture
C'est un cimetière. Où Chloé tente d'écrire un livre de vengeance, un livre qui pourrait tuer. Sa cible, c'est la grand-mère, femme dénuée d'empathie, qui lui a révélé par une tierce personne un secret de famille. De ces secrets qui dévastent et ruinent l'identité.
Apparaît Théophile, un personnage étrange, grand habitué des lieux. A ses côtés Chloé va visiter les tombes, et entendre les morts un à un se confier. Chacun a son histoire, sa musique, sa chanson. Et sa leçon, peut-être. Qui pourrait être utile à la reconstruction de ce Moi saccagé.
Entrelaçant quête personnelle et voix des disparus, Dans ma maison sous terre est un roman qui interroge notre rapport à la mort, à la littérature et à la psychanalyse.
Extraits
Lectures

Premier carnet